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Lieux de visite

Coquelicot Les cascades.
Coquelicot L'Abbaye Blanche.
Coquelicot La Collégiale Saint Evroult.
Coquelicot La petite chapelle Saint Michel.
Coquelicot Le circuit de découverte des villages du canton de Mortain.
Coquelicot Le Village Patrimoine© Le Neufbourg.
CoquelicotL'espace naturel sensible de la Lande Mouton à Saint Clément Rancoudray.



Guide de visite du canton de Mortain


LES CASCADES


un circuit pédestre de 3,700 km permet de découvrir à la fois la Petite et la Grande Cascade (livret de visite disponible gratuitement à l'Office de Tourisime). Des parkings se trouvent aussi à proximité de chacun des lieux de visite proposés ci-après.

La Grande Cascade :
Véritable chute d'eau unique dans l'Ouest de la France, la Grande Cascade est formée par une barre de grès armoricain de laquelle se jette la Cance, affluent de la Sélune. Plus d'une vingtaine de mètres de dénivelé donne toute sa puissance à la Cascade, dont la couleur et le débit ne cessent de varier selon les saisons. La floraison des rhododendrons fin mai - début juin ajoute encore au charme de l'endroit. L'escalier qui la longe permet d'accéder à une passerelle en bois qui enjambe la rivière, et ainsi de jouir pleinement de ce perpétuel spectacle.

La Petite Cascade :
Souvent la préférée des promeneurs, sa découverte est l'occasion pour les plus jeunes de s'imaginer explorateur d'un jour. La succesion de passerelles en bois et les escaliers taillés à même le roc laissent soudain place à un débordement de cascatelles bouillonnantes.  Ce lieu propice aux légendes est environné d'autres sites d'intérêts majeurs :
- Le Rocher de l'Aiguille :
Sa forme lui a valu sa dénomination, qui viendrait d'une légende associant des fées célèbres pour leur extraordinaire beauté et Léonix, jeune homme téméraire au point de défier les interdits. C'est également un site d'escalade renommé : 75 voies de tous niveaux font le bonheur des grimpeurs de tous pays. Comme à la Grande Cascade, les rhododendrons qui l'encadrent accentuent la magie du lieu.
- Le Pont du Diable :
Il coiffe le Cançon, et sépare les eaux calmes qui bordent le lavoir restauré des eaux tourbillonnantes de la Cascade. Les plus courageux osent le traverser tandis que les autres se remémorent la légende relative à sa construction : le diable l'aurait édifié en échange d'un otage ; celui ou celle qui traverserait le premier le pont.
- Le Rocher Brûlé :
A proximité de la Petite Cascade et de la Voie Verte (ancienne ligne de chemin de fer réservée aux promeneurs non motorisés), son ascension est récompensée par un panorama sur la Ville de Mortain, construit sur le rocher, et sur la campagne valonnée. Son nom imagé est une réminiscence de l'époque où le Rocher, nu de toute végétation, recevait les vapeurs noircissantes des trains de charbon qui passaient à son pied.
- La Chapelle Saint Vital :
Un escalier métallique permet d'y accéder depuis le Rocher Brûlé. Sa construction au XIXe siècle, par l'Abbé Colas-Lavigne du Neufbourg, témoigne de la notoriété du chapelain du comte Robert de Mortain. Il aimait, dit-on, venir dans ces rochers pour prier. Sa restauration après la tempête de 1999 a respecté sa contruction primitive. Deux pans de murs et le toit ont suffit à former l'édifice qui intègre le rocher sur lequel il repose. Un sentier caillouteux et pentu permet de rejoindre le Pont du Diable. Au passage le pont de pierres typiques des ouvrages ferroviaires, qui permet de passer sous la Voie Verte, rappelle l'usage originel de la voie qu'il supporte.

La Grande Cascade La Petite Cascade Le Rocher de l'Aiguille
Photographies (de gauche à droite) : La Grande Cascade - La Petite Cascade - Le Rocher de l'Aiguille -
Le Pont du Diable et son lavoir - Le Rocher Brûlé - La Chapelle Saint Vital.
     

Le Pont du Diable et son lavoir Le Rocher Brûlé La Chapelle Saint Vital



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L'ABBAYE BLANCHE

A 150 mètres de la Grande Cascade.

En 1115, Saint Vital envoya sa soeur Sainte Adeline sur les terres de « l’Aumône » données par le comte Robert de Mortain pour y installer une communauté de femmes. Parties de l’Abbaye de Savigny dont Saint Vital était le fondateur, elles s’établirent d’abord sur les terres situées au Neufbourg, dans le prieuré blanc (actuel gîte d’étape). Les besoins de la communauté évoluant, il fallut trouver un autre lieu d’accueil et construire les bâtiments nécessaires à la vie monastique. Ce n’est qu’en 1206 que l’église abbatiale fut consacrée,et que l’installation de la communauté fut définitive dans l’actuelle Abbaye Blanche. Après le rattachement à l’ordre de Cîteaux en 1147, les moniales prirent l’habit blanc, ce qui valut par la suite son nom à l’abbaye. D’abord prieuré, l’abbaye obtint son titre d’Abbaye Royale sous Louis XIV.
- L’Abbatiale : de “style Plantagenêt” (période de transition entre le roman et le gothique). Son chevet plat au choeur avec son oculus et ses baies en plein cintre sont typiquement romans, tandis que sa nef aux croisées d’ogives et les piliers aux fines colonnes sculptées de son transept sont gothiques. La voûte de la nef a été refaite en partie au XIXe siècle. Aux clefs de voûte du choeur et du transept, les peintures datent du XVe siècle. Les stalles, du XVe et du XVIIe siècles, ont une décoration en “parchemin plissé”. La porte murée du transept sud permettait de rejoindre l’ancien dortoir des moniales de choeur. Dans la chapelle nord, une porte ouvrait sur la sacristie, et l’autre menait au cimetière des soeurs. La Statue de Saint Jacques de Compostelle est du XVe siècle, ainsi que la partie basse du lutrin (ou pupitre) dont le pied représente les anges de la nativité, le roi David et Sainte Cécile. Les statues de Notre-Dame de Bon Secours et de Sainte Adeline sont du XIXe siècle. Le plan de l’abbatiale respecte les principes de l’ordre cistercien : l’austérité de l’édifice permet d’en apprécier pleinement la pureté de ses lignes. Le clocher, en bois recouvert d’essentes (ou planchettes) de châtaignier et de forme octogonale, respecte aussi l’usage cistercien.
- Le cloître (XIIe siècle) : Il était à l’origine rectangulaire. Presque entièrement détruit à la Révolution, il fut restauré au XIXe siècle. Ses arcades en plein cintre reposent sur des chapiteaux sculptés. La pierre tombale de l’abbesse Elisabeth de la Tour d’Auvergne, morte en 1746 à l’Abbaye Blanche, est érigée dans le cloître contre l’abbatiale.
- Le réfectoire : dans le prolongement de la nef de l’abbatiale. En contrebas, deux vaisseaux d’arêtes appuyés sur deux colonnes centrales forment sa voûte. Au fond et en face de l’escalier avec le puits se trouvait un escalier à vis permettant d’accéder au dortoir de l’étage supérieur, celui des soeurs converses (entrées en religion à l’âge adulte).
- Le cellier : à la suite du réfectoire. Les deux entrées ouvrent sur un voûtement à deux berceaux de quatre travées. Du cellier en longeant l’arrière de l’Abbaye, il est possible de rejoindre l'ancienne filature, le pont avec son avant-bec en éperon date du XIIIe siècle. Sur la droite, deux piliers marquent encore l’emplacement des deux portes charretières devant lesquelles étaient déposées les marchandises pour l’Abbaye. Le lavoir restauré a reçu le deuxième prix du concours « Sauvons les merveilles du patrimoine normand», organisé en 2003 par le Conseil Régional de Basse-Normandie.
- Le vestiarium - armarium : actuelle sacristie, accolée à la chapelle nord. A l’origine divisé en deux pièces, le vestiaire se trouvait au fond alors que l’autre partie servait de bibliothèque.
- La salle capitulaire : à côté du vestiarium - armarium. Cinq voûtes d’arêtes reposant sur des colonnes de granit monolithiques forment deux vaisseaux. Ses arcs sont plus anciens que ceux de l’abbatiale, car elle date du dernier quart du XIIe siècle. L’Abbesse, au fond, et ses sept moniales de choeur, placées par ordre d’ancienneté sur les bancs de prière le long du mur, utilisaient cette salle chaque jour après la messe.
- Le bâtiment du XIXe siècle : entre la salle capitulaire et le portail de l’actuelle entrée. En 1822, l’Abbé Dary rachète les ruines de l’Abbaye. Il construit ce bâtiment pour allouer à l’Abbaye une nouvelle fonction : elle devient un petit séminaire jusqu’en 1906. Après la séparation de l’Eglise et de l’Etat, l’Abbaye abrite une colonie de vacances. Pendant la guerre 1914-1918, c’est un hôpital belge. En 1923, les Pères du Saint Esprit l’acquièrent pour y fonder un grand séminaire, jusqu’à la seconde Guerre Mondiale où elle devient une caserne allemande. Après la guerre, elle sert de maternité.
- Le grand bassin : dans la cour de l’Abbaye. Il date du XVIIIe siècle.
- Notre-Dame la Blanche : elle surprend le visiteur en surgissant du virage sur l’axe le Neufbourg - Mortain. La statue fut installée par Monseigneur Le Roy lorsque les Pères du Saint Esprit fondèrent le grand séminaire. Dressée sur un piédestal monumental, elle culmine à 13 mètres sur les rochers qui dominent l’Abbaye.
Depuis 1984, la Communauté des Béatitudes anime l’abbaye. Des expositions d’artistes contemporains à la renommée internationale sont organisées chaque année. C’est également un lieu de prédilection pour le théâtre, le chant et la poésie avec son festival « Cartes Blanches » (fin août).

L'Abbaye Blanche Le cloître de l'Abbaye Blanche Notre-Dame la Blanche
    Photographies (de gauche à droite) : L'Abbaye Blanche - Vue du cloître de l'Abbaye - Notre-Dame la Blanche.

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LA COLLÉGIALE SAINT ÉVROULT


Dans le centre-ville, à côté de l'Office de Tourisme.

Saint Evroult évangélisa la région au VIIe siècle. Il bâtit la première église en bois, torchis et chaume sur l’emplacement d’un ancien temple païen du village gallo-romain.
SON HISTOIRE :
La Collégiale fut fondée en 1082 par le comte Robert de Mortain, demi-frère de Guillaume le Conquérant. Saint Vital, son chapelain qui avait une grande influence sur lui, l’invita à construire cet édifi ce à la suite de la conquête de l’Angleterre, où il avait déjà bâti là-bas de prestigieux édifi ces. Aujourd’hui, il n’en reste plus que la porte romane, visible au Sud.
La Collégiale actuelle fut bâtie de 1220 à 1250, grâce aux dons généreux de la comtesse Mathilde, belle-fille du roi Philippe Auguste. L’édifice, de style gothique, est l’oeuvre d’architectes normands et d’autres venus d’Île de France. En 1562, la Collégiale Saint Evroult fut partiellement incendiée par les Huguenots. Pendant la Révolution, elle subit peu de dégradations. En août 1944, pendant la bataille de Mortain, elle reçut de nombreux obus ainsi que des bombes, dont l’une, tombée près de la sacristie, n’éclata pas, fort heureusement. Des traces sont encore visibles.
SON ARCHITECTURE EXTERIEURE :
Au-dessus du portail sur la façade ouest, trois ogives suivent dans leur mouvement l’élan du pignon. Deux autres percées, dans l’axe des bas-côtés, préfigurent la structure intérieure d’une église à trois nefs. Cette façade est surmontée d’un campanile (ou petit clocher) datant de 1806, qui abrite notamment une cloche offerte par la duchesse de Montpensier datée de 1606.
La porte romane, date de 1157 et fut conservée en raison de la richesse de sa décoration. Le style de cette porte que certains ont qualifié de « roman flamboyant » a fleuri des deux côtés de la Manche, après la conquête de l’Angleterre par les Normands.
La tour à bâtière du XIIIe, réduite à un seul fût sans flèche, est l’une des plus hautes de Normandie (35 m).
L’édifice est construit en granit brun du pays. Non détruit pendant la seconde Guerre Mondiale, il donnera la couleur aux bâtiments de la reconstruction pour une plus grande homogénéité de l’architecture de la ville.
SON ARCHITECTURE INTERIEURE :
La grande nef mesure 9 mètres de largeur et se compose de 9 travées. Les grosses colonnes monocylindriques appareillées en tambour reposent sur des bases carrées. Leurs chapiteaux ornés de crochets, pour la plupart, s’apparentent à certaines églises d’Île de France. Les voûtes des bas-côtés établies sur des croisées d’ogive reposent sur des groupes de 5 colonnettes. Les parties hautes du vaisseau, avec des baies ogivales doublées en arrière de petites fenêtres en plein cintre, tenant lieu de triforium (galerie surplombant la nef), attestent par contre d’une main normande. La voûte en bois datant du XVIe siècle fut cachée par une voûte en plâtre jusqu’en 1993, année de la restauration de la Collégiale.
Les vitraux furent détruits en 1944. En 1954, leur réfection fut confiée à Hubert de Sainte-Marie, maître - verrier de Chartres.
LE MOBILIER :
Le tableau, de 1930, évoque un baptême sous Louis-Philippe. Le bénitier date de 1614.
Le tableau, du XVIIIe siècle, au-dessus de la sacristie provient de l’Abbaye de la Lucerne, située entre Avranches et Coutances. Il montre le Pape Honorius II donnant à Saint Norbert les constitutions de l’ordre des Prémontrés.
Depuis le XVIIe siècle, les reliques de Saint Guillaume Firmat, proche compagnon de Saint Vital, sont présentées sur l’autel du bas-côté Sud.
Les 24 stalles (sièges en bois sculpté) du choeur, du XVe siècle, présentent des miséricordes (parties en relief sous les stalles) curieusement sculptées, aux motifs religieux et satiriques.
Le maître-autel, en marbre du Maine, et la lampe de sanctuaire, placée dans le choeur, proviennent de l’Abbaye de Savigny-le-Vieux, fondée par Saint Vital.
Le chandelier pascal est un don de Madame Anne de Géraldin, timbré à ses armes, qui fut abbesse de l’Abbaye Blanche de 1748 à 1766.
Les orgues ainsi que le crucifix de la grande nef datent du XVIIIe siècle.
La cuve baptismale octogonale est du XVe siècle.
L’autel Nord est orné d’une statue de Notre-Dame de Bavière en bois polychrome, offerte par la Ville de Thannhausen, jumelée avec Mortain.
LA SALLE DU TRESOR (accessible uniquement lors des visites commentées) est située au premier étage de la tour à bâtière au-dessus de la sacristie. Différents objets y sont exposés :
- Le Chrismale est un coffret unique du VIIIe siècle qui servait aux moines irlandais à porter l’eucharistie. Sa face antérieure représente le Christ Pantocrator entouré des archanges Saint Michel et Saint Gabriel. Sur le couvercle, un troisième ange les abrite de ses ailes déployées. Le Christ tient un livre et les archanges, une sphère : ces trois personnages font le même geste de bénédiction. La face postérieure du coffret porte une inscription runique anglo-saxonne qui signifie : « Que Dieu vienne en aide à Eada, il fit ce chrismale ».
- L’évangéliaire du Xe siècle provient de l’Ecole Anglaise de Winchester. Décoré de belles enluminures, il renferme des passages des quatre évangiles de la Bible en latin. Au XVIe siècle, les chanoines y insérèrent la règle du chapitre (assemblée religieuse).
- La copie du rouleau mortuaire de Saint Vital : l’original du Xe siècle est conservé à la Bibliothèque Nationale.
- La chasuble de Saint Clément Rancoudray est du XVIIe siècle.
Photographies (de gauche à droite) : La tour à bâtière de la Collégiale - Intérieur de la Collégiale : le maître-autel de Savigny - Détail de la chasuble de Rancoudray.

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LA PETITE CHAPELLE SAINT MICHEL



La petite chapelle Saint Michel se situe sur la colline de la Montjoie ou Cote 314 (dénomination militaire), point culminant de la ville de Mortain. Sur son éperon rocheux, la chapelle rappelle aux visiteurs son rôle stratégique dans la bataille d’août 1944.
Les lieux semblent occupés depuis la Haute Antiquité. La première chapelle fut construite en 1613 par Mademoiselle Marie de Montpensier. Ce premier édifice n’ayant pas résisté à la Révolution, l’actuelle chapelle fut construite en 1852 à l’initiative de l’Abbé Eugène GERVAIS et d’Hippolyte SAUVAGE.
Le 6 août 1944, cette colline fut l’un des enjeux principaux de la contre-attaque allemande déclenchée par Hitler. Tenue par le 2e bataillon du 120e Régiment Américain de la 30e Division Old Hickory (= vieux noyer), la colline fut encerclée six jours et six nuits par les SS qui ne purent s’en emparer. Sur les 950 soldats américains que comptait le « bataillon perdu », seuls 376 répondirent à l’appel le 12 août, jour de leur libération. En septembre 1984, les vétérans de la 30e Division érigèrent sur la colline une stèle à la mémoire de leurs morts et pour la défense de la liberté. En 1999, ils plantèrent un noyer argenté près de la stèle : a young hickory (= un jeune noyer) !
Au dessus du portail, l’oculus est l’une des trois reproductions françaises du blason du Général Eisenhower, en tant que chef suprême de l’armée de la libération (l’épée de feu de la guerre sous l’arc en ciel de la paix).
Devant la chapelle, une table d’orientation culmine à 323 mètres dans un cadre rocheux classé. Le point de vue permet d’apercevoir le Mont Saint Michel par temps clair et jusqu’aux marches de la Bretagne et du Maine. Le nom de Montjoie viendrait de la situation de la chapelle sur les chemins de pèlerinages montois. Au Moyen-Âge, les pèlerins savaient que de cette colline, ils pourraient pour la première fois depuis leur départ enfin voir l’objet de leur voyage.
Restaurée à partir de 1955, la chapelle abrite désormais une cène polychrome du XVIe siècle, une statue de Saint Michel et une autre de Saint Roch du XVe ; une statue de Saint Georges et une autre de Saint Laurent du XVIe siècle.
Les vitraux, de 1955, sont l’oeuvre de Maître LORIN de Chartres. Ils représentent Saint Michel, Saint Georges, Saint Guillaume Firmat et Saint Christophe.

En face du parking de la petite chapelle Saint Michel : la Cote 314.
C’est à cet endroit que les soldats allemands surveillèrent la région de 1942 à 1944 en y installant un poste d’observation. L’emplacement du baraquement, le réservoir servant à recueillir l’eau et à alimenter le baraquement et les bases de la tour sont encore visibles.
A voir aussi : une borne géodésique, servant à l’étude de la forme et la mesure des dimensions de la Terre, et un monolithe de grès armoricain.
Le point de vue mérite aussi largement le détour : sur 180 ° à l’Ouest, il est possible d’y apercevoir le Mont Saint Michel par temps clair comme sur le promontoire de la Petite Chapelle Saint Michel.


Photographies (de gauche à droite) : Table d'orientation - La petite chapelle Saint Michel - Monument mémorial américain .

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LE CIRCUIT DE DÉCOUVERTE DES VILLAGES DU CANTON DE MORTAIN


Un circuit de découverte de l’ensemble des communes du canton vous permet de visiter chaque bourg, d’en connaître l’histoire, d’en apprécier le patrimoine. Un panneau de présentation vous délivre les informations et vous offre la possibilité
d’une randonnée.
Circuit en voiture : 45 km.
Boucles de randonnée de 3 à 16 km.






LE VILLAGE PATRIMOINE© LE NEUFBOURG


Aux portes de Mortain, le village du Neufbourg est riche d’un patrimoine varié et restauré. Un circuit de 3,700 km et jalonné de panneaux d’information présente l’histoire locale, les savoir-faire et un patrimoine millénaire.
L’histoire minière, celle du train, de la filature et des laveuses ou encore du sabotier sont autant d’occasions d’apprécier ce village authentique.
L'église Saint Hilaire du Neufbourg :
L’église cistercienne, contemporaine de l’Abbaye Blanche, date du XIIe siècle. La tour à bâtière, caractéristique de la moitié sud de la Manche, daterait du XIIIe et XIVe siècles. Sous la baie du mur sud, un bas relief représente deux léopards affrontés. Au XVe siècle, des travaux auraient permis d’éclairer l’église romane très sombre. A l’intérieur les vitraux modernes représentent Saint Vital et Sainte Adeline. Le siège de célébrant et la balustrade de communion sont du XVIIe. Le transept abrite des retables en bois peint du XVIIIe. Deux statues en pierre polychrome datent du XVe : l’une représente Sainte Catherine et l’autre Sainte Honorine ou Sainte Suzanne.
Ses cloches non électrifiées sont parmi les dernières de la région.

Photographies (de gauche à droite) : Léopards sous le vitrail sud à l'extérieur de l'église Saint Hilaire - L'ancienne gare du  Neufbourg..







L'ESPACE NATUREL SENSIBLE DE LA LANDE MOUTON
À SAINT CLÉMENT RANCOUDRAY

Outre le monument qui célèbre un pèlerinage marial parmi les plus anciens de Basse-Normandie à Rancoudray (XIIe siècle), la commune
de Saint Clément Rancoudray est dotée d’un Espace Naturel Sensible : la tourbière de la Lande Mouton. Après un programme de restauration du milieu, un programme d’aménagement sera très prochainement mis en place. L’enjeu est de permettre l’accès à tous publics, mobilité réduite y compris, et de livrer des clés de compréhension du milieu.
Les tourbières qui filtrent ou stockent l’eau sont de véritables réservoirs naturels d’eau potable. Elles abritent une biodiversité spécifique qu’il est nécessaire de préserver et sont l’enjeu d’un développement économique durable. C’est pour comprendre tous ces aspects que le public sera bientôt invité à découvrir l’endroit en dehors des animations ponctuelles déjà en place.


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